Hé bien voilà,on y arrive doucement .
Selon ZH , L’image ci-dessus a été envoyé par un touriste qui est allé à un café en Grèce, où les prix des menus sont maintenant de retour à la drachme :
Plus tôt aujourd’hui, Kathimerini a rapporté que le gouvernement grec, face à une crise de liquidités aiguë eétudie la possibilité que le pays va bientôt faire face à une pénurie de biens importés critiques, est
commence les préparatifs pour l’introduction d’une monnaie alternative.
« Selon les rapports, le … processus de conception d’une monnaie parallèle a commencé. Par rapport a la situation actuelle les fonds gouvernementaux ne parviendrait pas à assumer l’obligation de payer les salaires et pensions à la fin du mois, « le quotidien grec dit.
Le rapport, qui a été rapidement rejetée par le ministère des Finances comme « complètement infondé », vient sur les talons des commentaires de l’ancien FinMin Yanis Varoufakis que les Grecs ‘envisagent l’option « Californienne » des IOU .
Bizarrement, les entreprises grecques ne semblent pas être en attente d’un mot d’ordre officiel d’Athènes pour se rabattre sur des solutions de rechange à l’euro.
L’image ci-dessus a été envoyé par un touriste qui est allé à un café en Grèce, où
les prix des menus sont maintenant de retour à la drachme
(source Zero Hedge)
Notez aussi que «Les banques centrales n'ont pas à sauver la solvabilité des banques et du gouvernement», pour Jens Weidman
Lors d'une conférence organisée par la Bundesbank à Francfort en pleine crise grecque, son président a estimé que l'Eurosystème ne devait pas augmenter la fourniture de liquidités aux banques. Ce, jusqu'à ce qu'un accord d'aide financière soit adopté par toutes les parties.
Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, estime qu'il n'est pas du devoir de celle-ci de sauvegarder la solvabilité des banques et des gouvernements. «Ce type de redistribution implicite est du ressort des gouvernements ou des parlements», a-t-il déclaré en inaugurant une conférence à Francfort sur les leçons à tirer sur le rôle des banques centrales pendant les crises. Il s'adressait dans le contexte politique encore très incertain concernant l'avenir des banques grecques et de toute l'économie du pays.
Mario Draghi, président de la BCE, «ne sait pas» si la Grèce peut être sauvée de la faillite, a-t-il déclaré au journal italien «Il Sole 24 Ore».
Les Européens envisagent sans fard une sortie ordonnée de la Grèce
Hormis la France, l'Italie, la Belgique et le Luxembourg, les pays de la zone euro sont tentés par une ligne dure face à la Grèce
Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem comme le vice-président de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis, ont tous deux souligné, lundi, quela victoire du non en Grèce allait nettement compliquer la recherche d'une solution. « Le rejet des propositions rend les choses plus difficiles », affirmait Jeroen Dijsselbloem, tout en promettant de continuer à chercher « des ouvertures ». « Une chose est sûre, la place de la Grèce est et reste dans l'Europe », déclarait Valdis Dombrovskis, en omettant à dessein de se prononcer sur sa place dans l'euro !
A Bruxelles, certain s hauts fonctionnaires, la mine déconfite, déclaraient lundi qu'ils allaient à présent mobiliser les services juridiques pour étudier comment organiser la sortie de la Grèce de la zone euro. Et chacun laissait entendre qu'au lendemain du « non » grec, les gouvernements penchaient majoritairement pour l'organisation d'une sortie ordonnée de la Grèce de la zone euro. Aucun des acteurs clés, qu'il s'agisse du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, de celui du Conseil européen, Donald Tusk, de François Hollande ou même d'Angela Merkel ne se sont dévoilés dans la journée de lundi.
Pour la plupart des Etats membres la messe était dite : Grexit
Mais hier, pour la plupart des Etats membres, lassés par six mois de vaines négociations, la messe était dite : Grexit. Le nouveau ministre des Finances grec Euclid Tsakalatos risque d'affronter, aujourd'hui, un Eurogroupe majoritairement hostile, la plupart des ministres des Finances ayant totalement perdu confiance dans la capacité du gouvernement grec à réformer le pays. Sa seule chance est de leur démontrer qu'il y aura à l’avenir un soutien de la majorité des partis du pays pour des réformes, afin de les convaincre d'aller vers un troisième plan d'aide.
Parmi ceux qui affichent les positions les plus raides, il y a logiquement les pays qui doivent décrocher un feu vert de leur Parlement pour soutenir financièrement la Grèce : Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Slovaquie, Slovénie, Estonie. Après le « non » grec, aucun n'a envie d'aller jouer son avenir politique en demandant de nouveaux milliards à son Parlement ou un « haircut » sur la dette. Le ministre slovaque Peter Kazimir a ainsi tweeté : « Le rejet des réformes par la Grèce ne doit pas signifier qu'ils auront de l'argent plus facilement ».
L'Irlande fait partie des plus intransigeants
Dans le camp des durs, on trouve aussi paradoxalement les pays qui ont eu un programme d'aide et qui ont fourni de lourds efforts pour en sortir. Au nom de l'équité des règles, ils seront intraitables. L'Irlande, qui n'a jamais obtenu la reprise par l'eurozone de la dette de ses banques, fait partie des plus intransigeants. Hier, le Premier ministre portugais a insisté une fois de plus sur le respect des règles :
« C'est à la Grèce de décider si elle veut ou pas rester dans l'euro et si elle veut ou pas recevoir une aide externe dans les conditions qu'imposent les règles de l'euro ». Enfin, il est de notoriété publique que le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, en campagne électorale pour être réélu, n'a aucune sympathie pour Alexis Tsipras, l'ami de Pablo Iglesias, chef du parti Podemos. Son ministre de l'Economie, Luis de Guindos, s'est déclaré favorable à un « troisième programme pour la Grèce », mais il brigue la présidence de l'Eurogroupe contre Jeroen Dijsselbloem et tente donc de faire entendre une voie de compromis.
Rôle crucial de François Hollande
Au final, le rôle de François Hollande est crucial pour rechercher le compromis. La France a constamment cherché l'ouverture. Elle ne peut cependant compter que sur l'appui de Matteo Renzi et, mezzo voce, sur celui de la Belgique et du Luxembourg. En public, le Premier ministre italien s'est montré dur contre Alexis Tsipras, mais en coulisses, ses équipes sont contre le Grexit, de peur de l'effet de contagion.
La France et l'Italie sont minoritaires mais elles totalisent néanmoins 82,2 milliards d'euros de créances sur la Grèce contre 68,2 milliards pour la seule Allemagne. Si la poursuite du soutien à la Grèce est moins une affaire financière que politique, en termes comptables, les deux pays ont de quoi s'opposer à un « Grexit ».
«Grexit» : comment la Grèce organiserait un retour à la drachme
La sortie de la Grèce de la zone euro est sérieusement envisagée par les créanciers d’Athènes. Que se passerait-il, concrètement, si la Grèce devait changer de monnaie ? Comment organiser la transition ? Explications.
Alors que les sommets «de la dernière chance» et les déclarations politiques s’enchaînent, le scénario d’une sortie de la Grèce de la zone euro se fait de plus en plus plausible.
Les banques grecques ont suffisamment de liquidité pour alimenter leurs distributeurs de billets jusqu’à lundi. Que se passerait-il, concrètement, si la Grèce devait changer de monnaie? Comment organiser la transition?
Pour
Christian de Boissieu, membre du Cercle des économistes et opposé à la sortie de la Grèce de la zone euro, «imprimer une nouvelle monnaie va relativement vite avec les moyens d’aujourd’hui, mais il y a tout un processus à mettre en place, ce qui reste assez long.» Avant de quitter définitivement la zone euro, il faudrait en effet «détricoter toutes sortes d’accords, de compensation, de paiements».
Selon la Banque de France, «le processus prendrait au moins un an: il faudrait dessiner les billets, trouver les éléments de sécurité pour les rendre infalsifiables.» En cas de crise de liquidité soudaine, la Grèce se retrouverait dans cette situation: la Banque centrale de Grèce devrait tamponner les billets, ce qui donnerait une nouvelle valeur aux billets pour les particuliers -sortant de fait les euros du circuit. Elle devrait imprimer des bons «IoU»,
des titres de créance émis par l’État grec, qui seraient utilisés par les entreprises pour leurs échanges commerciaux et par l’État pour payer les fonctionnaires et les retraités par exemple.
Les Grecs pourraient vider leurs comptes en banque
Le ministère grec des Finances a du démentir officiellement des informations selon lesquelles son pays serait en train de préparer une nouvelle monnaie. Le journal
Kathimerini (favorable au «oui» lors du dernier référendum et propriété d’un armateur) a en effet
indiqué ce mercredi que le bureau général des comptes grecs avait commencé à préparer l’émission de titres de reconnaissance de dettes, les fameux «IoU». Des affirmations jugées «dangereuses», et «infondées», au moment où «les négociations avec les créanciers sont à un stade crucial», a dans la foulée déclaré le ministère.
http://www.lesechos.fr/monde/europe/021190665224-les-europeens-envisagent-sans-fard-une-sortie-ordonnee-de-la-grece-1135036.php?Q4zaJpD9QYdAd5uD.99